+15,4 % sur le prix du gaz au 1er mai 2026. La Commission de régulation de l’énergie a confirmé la hausse le 8 avril. La crise énergie 2026 n’est pas une hypothèse de marché - c’est une réalité qui se lit déjà sur les factures. Pour un hôtel de 30 chambres chauffé au gaz, cette seule hausse représente 2 500 à 5 000 € de surcoût annuel. Pour un commerce de 300 m², entre 750 et 1 350 €. Et ce n’est que le gaz. L’électricité suit, les taxes augmentent, les aides ont disparu. Voici ce qui se passe, pourquoi les entreprises du tertiaire sont les grandes oubliées des plans de soutien, et ce que vous pouvez faire maintenant.

Pourquoi les prix de l’énergie explosent en 2026

Le déclencheur, c’est la guerre en Iran. Depuis février 2026, le conflit a perturbé le détroit d’Ormuz - le point de passage de près d’un tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. L’Agence internationale de l’énergie parle de la plus importante perturbation d’offre de l’histoire du marché pétrolier.

Sur les marchés européens, le prix du gaz (TTF) est passé de 27 €/MWh en décembre 2025 à plus de 62 €/MWh début mars. Le prix a plus que doublé en quelques semaines. Le baril de Brent a dépassé les 90 dollars.

Un cessez-le-feu de deux semaines a été annoncé début avril, et les cours ont immédiatement reculé. Le Brent a chuté de 14 %. Mais les prix restent supérieurs d’environ 20 dollars au niveau d’avant-guerre. Pour le gaz, la situation est similaire : les marchés se sont détendus, mais les cours ne sont pas revenus à la normale. Et les factures des entreprises, elles, intègrent ces hausses avec un décalage de deux mois. Le plus dur arrive maintenant.

Concrètement, le prix repère du gaz passe à 160,54 €/MWh TTC au 1er mai, contre 139,12 €/MWh en avril. En clair : si votre contrat est indexé sur le prix repère (c’est le cas de 60 % des abonnés gaz), votre facture de mai sera plus lourde. Roland Lescure, le ministre de l’Économie, l’a dit clairement : l’impact de la crise sera visible sur les factures à partir du 1er mai.

Ce que ça change sur la facture de votre hôtel, commerce ou bureau

Prenons des cas concrets.

Un hôtel de 30 chambres dépense entre 18 000 et 35 000 € par an en énergie. Le chauffage et l’eau chaude sanitaire représentent 55 à 65 % de cette facture. Si le gaz augmente de 15 %, c’est 1 500 à 3 400 € de plus rien que sur ces deux postes. Ajoutez la hausse des abonnements électriques (+5 à 12 % en février 2026) et celle des certificats d’économies d’énergie (CEE, +20 à 30 % depuis janvier) : la facture totale peut grimper de 2 500 à 5 000 € par an.

Un commerce de 300 m² paie entre 5 000 et 9 000 € par an. La climatisation pèse lourd, surtout avec une porte ouverte (jusqu’à +60 % de consommation). Si ce commerce est aussi chauffé au gaz, la hausse de mai le touche de plein fouet. Comptez 750 à 1 350 € de surcoût annuel.

Pour les bureaux, le calcul dépend fortement de la surface et du mode de chauffage. Un plateau de 500 m² chauffé au gaz peut voir sa facture annuelle augmenter de 1 000 à 2 000 €.

Et l’électricité ? Le tarif réglementé a techniquement baissé de 0,83 % en février. Bonne nouvelle en apparence. Sauf que les abonnements ont augmenté dans le même temps. Surtout, la fin de l’ARENH (le mécanisme qui permettait aux fournisseurs d’acheter l’électricité nucléaire d’EDF à 42 €/MWh) change la donne. Le nouveau système VNU expose les entreprises aux fluctuations du marché. L’UFC-Que Choisir estime que les consommateurs paieront en moyenne 19 % de plus.

Aides énergie 2026 : les entreprises tertiaires sont oubliées

Le gouvernement a annoncé un plan de soutien de 70 millions d’euros pour avril 2026 face à la crise. Sur le papier, c’est un signal. Dans les faits, la répartition dit tout : 50 millions pour le transport routier, 14 millions pour l’agriculture, 5 millions pour la pêche. Zéro pour les commerces. Zéro pour les hôtels. Zéro pour les bureaux.

Le bouclier tarifaire ? Supprimé. L’amortisseur électricité ? Supprimé. Le chèque énergie ? Réservé aux particuliers sous conditions de ressources (revenus inférieurs à 11 000 € par unité de consommation). Aucune de ces mesures ne concerne les TPE et PME du tertiaire.

La seule bonne nouvelle, c’est la baisse de la CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement) de 21,93 % à 15 % depuis février. L’économie ? Environ 200 € par an pour un boulanger avec un four électrique. C’est mieux que rien, mais ça ne compense pas une hausse de 15 % du gaz.

Les entreprises du tertiaire sont donc seules face à la hausse. C’est d’autant plus problématique que l’énergie représente le deuxième ou troisième poste de charges pour la plupart d’entre elles, après les salaires et le loyer. Un hôtelier qui voit sa facture augmenter de 5 000 € doit trouver cette somme quelque part - en augmentant ses prix, en réduisant ses marges, ou en investissant pour consommer moins.

Quatre leviers pour réduire votre facture dès maintenant

La bonne nouvelle : sur un bâtiment tertiaire, 15 à 30 % de l’énergie consommée est gaspillée. Pas par négligence - par manque de visibilité sur les postes de dépense. C’est là que Diag-Tertiaire intervient : un pré-diagnostic gratuit en 3 minutes qui identifie vos postes prioritaires et chiffre les économies possibles.

Renégociez votre contrat de fourniture. Si vous êtes sur une offre indexée au prix repère, c’est le moment de comparer. Certains fournisseurs proposent des prix fixes qui vous protègent des prochaines hausses (attention : en période de tension, les offres fixes intègrent une prime de risque - comparez bien). Pour un commerce de 300 m², la différence entre le meilleur et le pire contrat peut dépasser 1 500 € par an.

Baissez vos consignes de température. Chaque degré en moins sur le chauffage, c’est 7 % d’économie sur le poste. Un hôtel de 30 chambres qui passe de 22 à 20 °C économise 1 200 à 2 400 € par an. En climatisation, le même raisonnement s’applique : une consigne à 26 °C au lieu de 22 °C réduit la facture de 40 à 60 %. Sur un commerce avec vitrine, un film solaire à 15-30 €/m² s’amortit en un seul été.

Traitez l’éclairage. Dans un commerce, l’éclairage représente 30 à 50 % de la facture électrique. Passer 80 spots halogènes en LED coûte quelques centaines d’euros et se rentabilise en 2 à 3 mois. C’est le meilleur retour sur investissement du bâtiment tertiaire.

Identifiez les gaspillages invisibles. Un ballon d’eau chaude réglé à 65 °C au lieu de 55 °C gaspille 15 % d’énergie, soit 300 à 600 € par an dans un hôtel. L’isolation calorifuge des tuyaux de chauffage coûte 8 à 15 € par mètre et s’amortit en moins d’un an. Ces petits ajustements, mis bout à bout, pèsent. Un pré-diagnostic Diag-Tertiaire les identifie gratuitement, avec un chiffrage précis par poste.

La crise énergie de 2026 rend ces actions urgentes. Chaque mois de retard, c’est de l’argent perdu sur une facture qui ne redescendra pas à son niveau d’avant-guerre.

Questions fréquentes

De combien augmente le prix du gaz pour les entreprises en mai 2026 ?

Le prix repère du gaz augmente de 15,4 % TTC au 1er mai 2026 selon la CRE. Pour un hôtel de 30 chambres chauffé au gaz, cela représente 2 500 à 5 000 € de surcoût annuel. Pour un commerce de 300 m², entre 750 et 1 350 € de plus par an.

Les TPE et PME du tertiaire ont-elles droit à des aides énergie en 2026 ?

Non. Le bouclier tarifaire et l’amortisseur électricité ont été supprimés. Le plan de soutien de 70 millions d’euros annoncé en avril 2026 cible le transport, l’agriculture et la pêche. Les commerces, hôtels et bureaux n’en bénéficient pas.

Le prix de l’électricité va-t-il augmenter pour les professionnels en 2026 ?

Le tarif réglementé a légèrement baissé en février 2026, mais les abonnements ont augmenté de 5 à 12 %. La fin de l’ARENH et le nouveau système VNU exposent davantage les entreprises aux prix de marché. Une hausse est attendue à l’été 2026.

Comment réduire sa facture énergie d’entreprise rapidement ?

Trois leviers rapides : renégocier son contrat de fourniture, baisser la consigne de chauffage ou climatisation de 1 °C (7 % d’économie, soit 1 200 à 2 400 € par an pour un hôtel), et réaliser un pré-diagnostic gratuit sur Diag-Tertiaire pour identifier les postes prioritaires.

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